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Préserver la biodiversité, notre patrimoine

Deux décrets ministériels conditionnent la création de la Réserve Naturelle Nationale de Moëze-Oléron. De fait, trois missions sont prioritaires : protéger, gérer, sensibiliser.

Les enjeux de conservation de la réserve concernent la préservation de la biodiversité des marais atlantiques (eau douce à salée, fossés) et prairies humides, des habitats estuariens et marins, avec une attention toute particulière sur les oiseaux d’eau et terrestres migrateurs des Pertuis Charentais.

Durant l’hiver, la réserve naturelle accueille 20 000 oies et canards et 60 000 limicoles !

Au printemps, le cortège d’oiseau nicheur quant à lui se fait entendre.

Cigognes au nid à la réserve de Moëze-Oléron

Cigognes au nid à la réserve de Moëze-Oléron

Et dès le mois de juillet les oiseaux reprennent la voie des airs et regagnent petit à petit leurs futurs sites d’hivernage. Ainsi les premiers Chevaliers gambette nicheurs en Scandinavie sont déjà attendus sur la réserve naturelle de Moëze-Oléron, et se mêleront au cortège des oiseaux nicheurs comme les Echasse blanche, Avocette élégante, Tadorne de Belon, etc. En s’éloignant des bassins en eau et en se rapprochant du bord de mer, les vols de Barge à queue noire vont grossir au fil des semaines, au fur et à mesure de l’arrivée des populations s’étant reproduites en Islande et dans la Péninsule du Taïmir. Du haut de son buisson de Soude maritime, la Gorgebleue à miroir sera au première loge pour observer les allées et venues des groupes de barge, allant s’alimenter sur la vasière à marée basse et revenant sur des terres émergées pour une phase de repos.

Vol de mouettes et avocettes

Les saisons pour les oiseaux n’ont pas de sens, ce qui les motivent avant tout, c’est leur survie ; de ce fait, se reproduire, faire le plein d’énergie, sont des exigences pour chaque individu. Le moindre dérangement peut être fatal, quand il faut assurer les trajets de migration qui peuvent pour certaines espèces représenter près de 4000 km d’une traite.

Le spectacle de la nature est fragile, tantôt éphémère, délicat. L’espace littoral regorge de vies à qui sait tendre une oreille ou jeter un œil ; de la conscience de chacun, un partage de l’espace peut s’opérer !

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